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samedi 2 juin 2018

Dedans ou dehors ? et quelle place pour les marges ?


Sors !
Pour cette journée placée sous le thème de la Justice, Mme la pasteure Elaine Neuenfeldt, de la Fédération luthérienne mondiale, nous a proposé une lecture et une approche du texte de 1 Rois 21, du récit de la vigne de Naboth, en partant du contexte vécu mis en dialogue avec le contexte biblique.
Avant de conclure par une prière, Elaine Neuenfeldt, a posé différentes questions auxquelles nous sommes confrontés notamment sur le partage des richesses, l’accès aux énergies vertes par tous ce qui est loin d’être évident, sur la possibilité d’être une communauté prophétique de témoins par des signes d’espérance dans une société traversée par des conflits, des divisions.

Voici la prière conclusive de son intervention : 
"Sors !
Sors vite !
Ne cesses pas de sortir de ton église !
Quitte la paix et la tranquillité, pour le bruit et l’inconfort.
Va vers les rires et les pleurs.
Apporte avec toi le pain de vie comme un trésor, porte-le au creux de tes mains et dans ton cœur.
Partage-le, encore et encore.
Il y en aura toujours assez, aussi longtemps que tu continueras à le rompre." 
(écrite par Hans Olav Moerk, de Norvège, traduite en Français par Emmanuelle Brulin et Claire Sixt-Gateuille)

In and out
Lisa Schneider, lors de sa conférence sur la justice, nous a fait remarqué que, dans l’Assemblée de la CEC, nous étions quasiment tous issus de l’université ou avions même des carrières universitaires. Pour ma part, c’est une vraie question. Alors que nous nous posons la question de la montée du populisme, ici même, nous sommes une assemblée d’« experts ». Bien sûr nous avons besoin de lieux pour se retrouver, mais est-ce que la pensée revient à eux seuls ? et pouvons-nous représenter nos Églises ainsi ? Est-ce que ce n’est pas justement cela qui nourrit le populisme, cet « entre-soi » ?

L’intervention de Lisa Schneider nous a questionné sur la place des jeunes et nous devons de même nous poser la question de nos catégories socio-professionnelles. Nous devons entendre, pouvons-nous les entendre ?

Emmanuelle Brulin

vendredi 1 juin 2018

l'Eglise universelle


La louange en français, la repentance en serbe, le pardon en allemand, l’intercession en anglais, chanter en espagnol… Tout cela fait par des frères et sœurs en chemise col romain couleur noire, bleu, rose, grise ou bleu ciel, ou en chemise (cravate ou pas) ou bien encore en longues robes noires, pourpres, voire blanches… chapeau ou pas à la tête. Toute la beauté et la variété d’une partie de l’église universelle réunie ici et priant le Dieu de Jésus Christ. Moment particulier de ces célébrations est le moment où le Notre Père arrive. Chacun/e prie dans sa langue maternelle. Et lorsqu’on écoute tout en priant, on sent bien faire partie de cette communauté des disciples d’Actes 2 : chacun/e entendant parler des merveilles de Dieu dans sa propre langue.

Une expérience qui non seulement témoigne de la richesse de la manifestation de Dieu dans l’église universelle, mais qui donne une opportunité d’ouverture aux mentalités fermées de ceux et celles qui croient que leur manière de voir les choses et de vivre l’église est la seule, la bonne, la vraie.

 Article écrit par Roberto Beltrami

jeudi 8 mars 2018

Suivre la conférence missionnaire à distance

participants au GETI (c) Albin Hillert/COE
La Conférence missionnaire à Arusha (8-13 mars) peut se suivre sur différents canaux. Bien sur, les anglophones seront avantagés, mais il y aura aussi des articles en français, et espérons-le, des vidéos également.

Vous trouverez ici la présentation de la conférence. Les livrets des études bibliques, y compris en Français, sont déjà disponibles sur le Site du Conseil oecuménique des Églises, ici. Une bonne occasion de lire la Bible et de prier avec et pour les participants.Vous pouvez aussi prier pour les jeunes (18-30 ans) qui se forment théologiquement depuis le 5 et pendant toute la conférence, dans le cadre du GETI (institut oecuménique global de théologie, en savoir plus ici).

Voici le programme ; les thèmes des différentes plénières (une chaque matin) sont développés ici, et les axes ainsi que le parti-pris pédagogique présentés là.

Je vous laisse avec cette prière écrite pour la conférence :
Dieu de la vie,
Nous te louons pour le Christ, notre Sauveur, et pour le don de ton Esprit Saint.
Nous te rendons grâce pour la voix de Jésus qui nous appelle à le suivre.
 Nous t’offrons la rencontre de la Conférence mondiale sur la mission 2018 à Arusha, en Tanzanie.
Nous te prions de bénir celles et ceux qui préparent la conférence,
celles et ceux qui y participeront, et tout ton peuple.
Puissions-nous agir dans ton Esprit Saint, afin d’être des disciples transformés qui transforment le monde.
Tout pour ta gloire, par le Christ notre Seigneur.

Amen

Claire Sixt Gateuille 

En bonus, le chant de l'assemblée : 


mardi 6 mars 2018

En partance

(c) Albin Hillert/COE
Allez, dans quelques heures je décolle pour la Tanzanie ! Direction Arusha !

Grande première que l'Afrique pour moi, et grande première aussi que de participer à la Conférence mondiale sur la mission et l'évangélisation !
Le ministère pastoral réserve décidément toujours des surprises et c'est heureuse que je pars comme secrétaire nationale Evangélisation-Formation de l'Eglise protestante unie de France.

Agir selon l'Esprit : appelés à être des disciples transformés

Le thème éveille ma curiosité. Un agir qui est mis en parallèle avec un appel à être, ça m'interpelle et me questionne. Ca ne va pas de soi pour moi, il y a comme une inversion de ce qui me paraît sans doute plus naturel : parce que Dieu nous appelle à être des disciples transformés, et parce qu'il fait de nous ses disciples, alors nous pouvons agir selon l'Esprit. 
Mais je reconnais que j'aime assez cette idée de remettre de l'Esprit dans nos actions et d'assumer quelque part que la transformation est toujours à mettre au présent, que nous avons à prendre soin d'elle et que l'action selon l'Esprit, quand bien même c'est notre action, n'agit pas seulement sur ce qui nous entoure, mais aussi sur nous-mêmes.

(c) Xanthi Morfi/COE
Je pourrai sans doute m'attarder encore sur ce thème, sur sa formulation, sur ce qu'il m'évoque a priori. Mais j'ai plus envie de laisser le chemin libre pour les partages et les rencontres avec les frères et sœurs. J'ai plus envie de les écouter, de dialoguer et de laisser ouverte la construction d'une réflexion. Elle sera nourrie par la prière, par les rythmes des tambours et des marchés africains aussi. Elle sera nourrie par les sourires, par les apports théologiques et par tant d'autres choses encore. 

Comment rejoindra-t-elle mon ministère et la réflexion autour d'une Eglise de témoins ? Comment la question de l'évangélisation depuis la périphérie est-elle posée et discutée dans une démarche oecuménique et interculturelle ?

Cela fera l'objet d'autres billets sur ce blog. Pour l'heure, il est temps de retourner aux derniers préparatifs avant le voyage. Demain, je dormirai sous d'autres cieux, et j'aurai la chance de voir d'autres étoiles !

Allez, en route !

lundi 3 juillet 2017

Travailler ensemble à X cent personnes

Table des délégués (c) M. Voorwinden
Depuis le début de l’AG je suis émerveillée de tout ce qui est mis en place pour que la prise de décision et le travail à plusieurs centaines de personnes se passent pour le mieux. En effet, il y a de quoi décider pendant ces jours : pas moins que le programme des sept ans à venir, les priorités et les accents.
Comment prendre une décision ensemble quand on vient de tant de pays, contextes et cultes différents ? Certains délégués sont habitués à discuter, à dire leur point de vue sans qu’on les y incite personnellement, pour d’autres c’est bien moins habituel. Est-il possible de parvenir à un même point de vue unique ? La CMER a décidé d’expliquer et de se mettre d’accord au début de l’AG pour adopter une méthode de prise de décisions par consensus. Le but est que les décisions prises correspondent aux points de vue majoritaires et qu’en même temps ceux qui ont un point de vue minoritaire puissent vivre avec la décision. Si ces deux exigences ne sont pas obtenues en même temps, la décision est remise à plus tard.
Ainsi, la prise de décision prend du temps : intervention plénière avec questions, discussion en petits groupes de discernement, prière, réflexion personnelle, retour en plénière.
Voici une petite vidéo (2 min, en anglais) de la CMER expliquant le principe de discernement par consensus…
ou un texte en français (1 page) pour ceux qui veulent réfléchir à ce sujet pour les prises de décisions dans d’autres groupes…

samedi 1 juillet 2017

Être réformé

En disant « Je suis réformé(e) » que disons-nous ? Est-ce que cela veut dire que nous allons au temple réformé plutôt qu’à l’Église ? Est-ce que cela veut dire avant tout que nous sommes chrétiens et cela tout particulièrement selon une certaine tradition ? Que fêtons-nous en fêtant les 500 ans de la Réforme ?

Jerry Pillay, président CMER. (c) M.Voorwinden
Voici quelques paragraphes de la prédication lors du culte solennel d’ouverture. Ce message a été apporté par Jerry Pillay, président de la CMER (traduction de l’anglais): 

[...] En cette 500e année de la Réforme, nous avons choisi comme thème de l'Assemblée générale : « Dieu vivant, renouvelle et transforme-nous ». Ce thème est une prière offerte à Dieu qui est actif et vivant parmi nous, ni indifférent ni lointain, ni image ni idole. C’est une reconnaissance et une acceptation que nous allons mettre notre foi et notre confiance dans un Dieu de foi, d’amour et de compassion, qui se préoccupe de la terre et des personnes, des choses vivantes et non vivantes. Comme le prophète Michée (4,1-5) nous devons choisir de « marcher avec Dieu » en toute chose et en tout temps. Mais je dois vous prévenir que la décision de « marcher avec Dieu » est dangereuse. Quand nous choisissons consciemment de faire cela, nous réalisons à quel point nous sommes différents des pensées, des volontés et des désirs de Dieu. Par contre, la prière du thème est que Dieu va nous renouveler et nous transformer. Le « nous » ici réfère à l’Église, au monde et aux individus. La Réforme du 16e siècle a été un appel au renouveau et à la réforme de l’Église. La réforme de l’Église n’a pas seulement changé l’Église mais la société dans son ensemble. Maintenant, 500 ans plus tard, nous sommes appelés à faire de même, de renouveler et de transformer à la foi notre Église et le monde. […]
Assemblée de la CMER (c) M. Voorwinden

L’Église d’aujourd’hui, face à de nombreux défis contextuels, a besoin de renouveau et de transformation dans sa mission. L’Église a besoin de renouveau dans son engagement à l’unité chrétienne et la koinonia pour pouvoir avoir du caractère, de la crédibilité et de l’intégrité dans son message et son témoignage. L’Église a besoin de renouveau et d’engagement pour la justice ; être où Dieu se trouve pour défendre les droits des pauvres et des opprimés du monde, quelque chose que la CMER a toujours dite en promulguant les Déclarations de Belhar et d’Accra et en nous appelant à être des Églises qui recherchent l’unité et la justice. l’Église a besoin de renouveau et de transformation dans ses interprétations théologiques à la lumière des réalités contextuelles du monde. Nous devons demander : « Comment l’Église réformée se reforme-t-elle toujours ? » Nos croyances théologiques promeuvent-elles la vie et l’inclusivité ? Albert Einstein a demandé à sa secrétaire de taper des questions pour ses étudiants. Elle a demandé pourquoi il répétait toujours les mêmes questions. Il a répondu : « Parce que j’ai des nouvelles réponses. » Comment mettons-nous « du vin nouveau dans de vielles outres ? » L’Église a besoin de renouveau dans ses partenariats œcuméniques et ses engagements interreligieux pour confronter le monde avec d’autres. […]
Alors que nous nous souvenons du passé, étudions le présent et adoptons une vision pour l’avenir nous devons faire une pause en tant que CMER et nous demander « Quelles sont les nouvelles choses que Dieu nous demande de faire nôtres ? Notre échec à nous poser et à répondre à cette question dans les jours qui viennent serait une occasion manquée d’aller au bout des nouvelles choses que Dieu veut faire en nous, avec nous et par nous. Les disciples ont répondu à l’appel à suivre Jésus. Ils ont laissé leurs filets et l’ont suivi. Qu’allons-nous laisser derrière pour suivre Jésus aujourd’hui ? Suivre Jésus n’est pas une tâche facile et c’est pourquoi nous avons besoin de la présence et de la puissance de l’Esprit de Dieu pour nous renouveler et nous transformer afin d’être le peuple de Dieu qui œuvre selon son dessein.
Est-ce que c’est notre joie ? Que notre prière soit : « Dieu vivant, renouvelle et transforme-nous, mais commence par MOI».

M.Voorwinden

mardi 27 juin 2017

Prière pour l'assemblée de la CMER

Aujourd'hui, je vous propose une prière d'intercession que vous pouvez utiliser pour la liturgie de dimanche prochain, afin de porter, dans la prière communautaire, l'assemblée de la Communion mondiale des Églises réformées qui commence jeudi pour se clore le 7 juillet :

(c) Teresiah Njoki pour le COE/WCC
"Seigneur notre Dieu, tu t’es révélé
comme celui qui veut amener la justice et la paix véritable parmi les peuples ;
dans ce monde qui évite de regarder les injustices
tu jettes les yeux sur les indigents, les pauvres, les victimes ;
tu nous appelles à te suivre,
à prêcher la bonne nouvelle aux pauvres,
à proclamer la liberté aux captifs et aux aveugles le retour à la vue,
à renvoyer libres ceux qu’on opprime
et à annoncer que le temps de ta bénédiction est venu.
Sois auprès de ton Église, Seigneur, lorsque nous répondons à ton appel.
Ouvre nos yeux sur les opprimés.
Emplis-nous de compassion pour la détresse de l’étranger, du réfugié, de l’immigrant.
Pousse-nous à exercer des ministères au service des orphelins et des veuves.
Donne-nous le courage de nous opposer à l’action des impies qui exploitent les pauvres.
Libère-nous des manifestations pieuses qui nous détournent du culte véritable que tu préconises :
Partager le pain avec celui qui a faim,
Accueillir ceux qui sont sans abri,
Vêtir ceux qui sont nus,
Ne pas se détourner de ceux qui sont nos frères et nos sœurs.
Alors, le droit coulera comme de l’eau et la justice comme un torrent intarissable.
Conduis nos pas auprès des pauvres et nous serons auprès de toi.
Aie pitié, ô Dieu :
Disperse les orgueilleux,
Abaisse les puissants,
Élève les humbles,
Rassasie les affamés,
Et renvoie les riches les mains vides.
Notre Père…"
Paul G. Janssen

D’autres textes liturgiques sont téléchargeables sur le site de l’assemblée.
Et si vous voulez découvrir quelques chants de l'assemblée, rendez-vous ici (partitions et son), il y a une version française pour le premier et les deux derniers chants.
Claire Sixt Gateuille

mardi 16 mai 2017

Temps de prière et de Sainte Cène

Danseuses pendant un temps de prière du matin
Comme dans toute assemblée, nous entendons des rapports, des exposés divers et variés. Mais ce qui est, peut-être, le plus important, est la place que tient la prière. Le matin, à midi, le soir et au début de chaque réunion du groupe village pendant laquelle nous discutons du thème du jour.

Les prières du matin et du soir nous font vivre des liturgies qui peuvent, parfois, nous étonner tant il y a, à la fois, de solennité et de simplicité. La Parole de Dieu est lue mais aussi jouée comme une pièce de théâtre ou dansée. Ainsi, ce ne sont pas seulement nos oreilles qui sont mises à contribution, nos yeux le sont également. Cela nous permet de méditer autrement la Parole de notre Seigneur.

Et que dire des liturgies de Sainte Cène !  A Paris, dans l'Inspection luthérienne, nous sommes attachés à une forme liturgique rigoureuse qui ne laisse pas toujours la place à l'imprévu. Là, à Windhoek, pendant l'assemblée, je découvre que la liturgie luthérienne portée par la Fédération n'est pas sclérosée mais qu'elle se vit dans une vraie liberté. Certes, les éléments essentiels sont là : épiclèse, anamnèse, paroles d'institution mais pas toujours à la même place.

(c) LWF/FLM
Pendant cette assemblée, je découvre que mon expression de foi liturgique est multiple et diverse et qu'il ne m'est pas possible de l'emprisonner dans telle ou telle forme. Je ne peux pas dire : cela est vraiment luthérien et cela non.

Tout cela me rappelle que le Réformateur nous invite à être libres par rapport aux formes liturgiques car l'essentiel est que lorsque la communauté se rassemble, elle puisse entendre la proclamation de la Parole de Dieu qui nous rappelle que nous sommes libérés par la grâce. Ne soyons donc pas prisonniers de formes liturgiques que nous dirions vraies parce que nous les vivons depuis de nombreuses générations !

Jean-Frédéric Patrzynski

dimanche 14 mai 2017

La prière aux pieds nus

(c) LWF
A Busan, j'avais prié avec mes pieds (voir ici). A Windhoek, j'ai prié pieds nus !

Jeudi, le temps de prière du soir était centré sur le buisson ardent. Je faisais partie des lecteurs de ce temps de prière, et lors de la liturgie, la célébrante nous a invités à quitter nos chaussures, pour manifester la présence de Dieu parmi nous, comme Moïse devant le buisson ardent. Je suis donc montée au pupitre pieds nus... 

Ce soir aussi, nous étions invités à prier pieds nus, cette fois-ci en marchant sur un sol granuleux qui symbolisait le désert, où Dieu vient cheminer avec son peuple. Nous pouvions aussi écrire une prière, prendre une pierre représentant ce que nous avions à confesser et la déposer dans un bassin d'eau, qui symbolisait le pardon de Dieu, être béni(e) par quelqu'un, avoir les pieds lavés, ou simplement chanter avec la chorale. 

(c) LWF
Les temps de célébrations de cette assemblée sont toujours très créatifs, très beaux avec une chorale et un accompagnement musical de qualité et très entrainants, des chants modernes ou arrangés de façon moderne, des lectures à plusieurs voix et en plusieurs langues, parfois de la danse ou une mise en scène de la lecture biblique, des symboles visuels (noix de Makalani, eau, arbre, chaines, etc.). Tout est fait pour que le culte nous touche tout entiers, pas seulement notre intellect, mais notre corps, nos émotions, notre imagination ; pour témoigner que la relation que nous avons avec Dieu n'est pas enfermée dans nos têtes, mais qu'elle nous englobe, nous entoure, nous embrasse. 

J'ai déjà repéré quelques chants que j'aurai plaisir à faire connaitre à notre Eglise dès notre retour. Et quelques idées pour les cultes "autrement". Car ça sert aussi à cela, ce genre de grand rassemblement : à prendre du recul par rapport au quotidien, à trouver de nouvelles perspectives, de nouvelles idées, une bouffée d'oxygène, un temps pour se renouveler.

Claire Sixt Gateuille

samedi 13 mai 2017

La pré-assemblée des jeunes... Les temps cultuels et culturels


c JC
Nous revoilà à Ondangwa où les journées étaient longues et riches ! Mais heureusement, nous n'avons pas que travaillé, nous avons aussi eu des temps divertissants pour nous faire découvrir le pays et les différents horizons dont nous venons.

         Vendredi 5 mai, nous avons été invités à revêtir nos tenues traditionnelles de nos pays respectifs afin de partager nos différentes cultures. J'ai été bien embêtée pour ce point, car aussi loin que je me souviens, je n'ai jamais vu de tenues traditionnelles par chez nous. Il me semble bien qu'il y ait un habit traditionnelle savoyard mais qui n'a du être porté par personne depuis 1870, date où le pays de Savoie a été rattaché à la France. Bref, tout ça pour dire, que j'étais bien embarrassée, heureusement que j'avais dans mes affaires un débardeur blanc avec des motifs bleu et rouge... j'ai ainsi pu dire que je portais les couleurs du drapeau de notre chère France.
La Fédération Luthérienne Mondiale est divisée en 7 régions : Europe centrale et de l'ouest ; Europe de l'Est, Pays Nordique, Asie, Amérique du Sud, Afrique et Amérique du Nord. Chaque région a alors eu 15 minutes pour présenter nos cultures. La soirée a ainsi été très variées en dance traditionnelles, chants ou pièce de théâtre. Etant avec une forte population allemande et seule frenchie du coin, nous avions décidé de jouer une pièce de marionnette, où nous étions nous même les marionnettes, le conte était Cendrillon.


         Dimanche 7 mai, nous avons été divisée dans différentes paroisses autour d'Ondangwa afin d'assister au service dominicale, qui a duré plus de … 3h30 ! Oui,oui, et encore, nous étions en retard. Je n'ai pas compris grand chose, étant donné que le pasteur parlait la langue locale. Autant dire que le temps a été assez long ! Cependant, il y a eu 25 baptêmes d'enfants, ce qui a été assez impressionnant. Aussi l'offrande est un moment très important où les gens accompagnés par 3 différentes chorales qui se relaient se lèvent en partant du fond pour apporter leurs dons devant avec au choix 3 paniers (on peut donner pour un seul ou pour les 3), pour le service quotidien, les baptêmes et la mission. Il est très important de donner quelque chose et il serait très malvenu de ne rien apporter. Nous avons compris cela quand nous avons soulevé ne pas avoir de monnaie Namibienne étant donné que nous sommes cantonnés dans des hôtels à longueur de journée.


c JC






        Enfin, lundi 8 mai, nous avons repris la route pour ce fameux voyage de 17 heures. Si vous avez suivi, nous avons mis 12 heures à l'aller et cinq heures de plus au retour... pourquoi donc ?




c JC




Parce que nous avons pris une route différente. Pour se rendre à Ondangwa, on peut traverser Etosha, qui est le plus grand parc naturel sauvage du pays où les espèces sauvages tels antilopes, lions, éléphants, zèbres, girafes etc sont protégés. Bon pour être honnête, je ne pense pas qu'ils soient tant sauvage que ça, vu le nombre de voiture qui traverse le parc et s'arrête pour les photographier sous tous les angles. Mais nous avons donc eu la chance de revenir sur Windhoek par cette route et il faut avouer que cela reste époustouflant de croiser une troupe d'éléphants, ou de zèbres... Petite anecdote, nous avons même eu une girafe qui a fait son show, marchant à côté du bus à lente allure, traversant devant nous pour se montrer de l'autre côté et courant légèrement pour montrer sa prestance !
c JC






Voilà pour l'aspect ludique de l'assemblée. J'aimerais poster beaucoup plus, mais deux problèmes majeurs sont fort présent... Internet et mon temps libre étant très aléatoire et pas forcément en même temps, cela rends tout plus compliqué ! Mais revenez car j'ai encore beaucoup de choses à raconter !Merci à Johannes Céline pour ses photos d'une très belle qualité. 

Bonne nuit:)

Retour en photos sur les dernières journées


Durant l’un des offices du soir, intervention de Claire Sixt-Gateuille, pasteure déléguée aux relations internationales de l'EPUdF

Munib Younan, président de la FLM, discute avec une délégation de jeunes. Les jeunes de moins de 30 ans sont très présents ici (20 % des effectifs), ils font des propositions et prennent régulièrement la parole.


Tous les matins, nous étudions un passage biblique en lien avec le thème du jour. Ensuite nous échangeons en petits groupes.


Puis, 3 théologiens se succèdent pour apporter une analyse sur le même thème (pour ceux qui auraient oublié, les 4 thèmes retenus pour cette AG en lien avec les 500 ans de la Réforme sont : Libérés par la grâce : le salut n’est pas à vendre ; les êtres humains ne sont pas à vendre ; la création n’est pas à vendre.)


Des journées et un programme hyper chargés et néanmoins chaque jour, 3 célébrations, une étude et un partage bibliques suivi d’une analyse théologique du thème. Le temps consacré à la prière et à l’étude de la parole de Dieu n’est pas négligé, bien au contraire.



Comme nous sommes très nombreux, nous nous répartissons sur plusieurs lieux. Les buffets sont variés, beaucoup de salades, de légumes et surtout de viande sous toutes les formes (beignets, en sauce, etc.). Pour les desserts, en revanche, ça ne vaut pas l’Alsace !