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mardi 16 octobre 2018

Ouverture de l'AG de la Cevaa

Une plénière de l'AG Cevaa (c) CSG
L'assemblée générale de la Cevaa a commencé lundi à Douala. 3 heures de culte à l'église Baptiste de Nazareth-Deido ont fini de laminer mon coccis déjà mis à l'épreuve par le vol aller... Heureusement que les chorales ponctuaient les discours, souvent fort longs à mes oreilles d'européenne.

L'émotion de la présidente de la Cevaa était poignante devant l'absence des représentants de son Église à cette cérémonie d'ouverture. En effet, une querelle de succession à la tête de l'Eglise évangélique au Cameroun a entraîné de nombreuses tensions, à la fois dans cette Église et avec la Cevaa, et la direction actuelle de l'Eglise a refusé de venir.

Ces jours-ci, nous allons parler de bilans, de perspectives d'avenir (en particulier financier), des 50 ans à venir de la Cevaa (fondée en 1971) et autres préoccupations institutionnelles. Mais aussi du thème de l'assemblée : "le chrétien et l'intolérance religieuse". Je passerai sur la formulation "genrée"; ce qui est intéressant, c'est que nous n'abordons pas seulement l'aspect inter-religieux, mais aussi les jugements hâtifs et les violences entre chrétiens.

Claire Sixt Gateuille

Ps : désolée pour la présentation sommaire, nous avons ici trop peu de réseau pour connecter un ordinateur, télécharger des photos, etc. Je mettrai des illustrations et une mise en page quand j'en aurai la possibilité.

mardi 4 juillet 2017

Coréens du Nord et du Sud chantent ensemble

Parmi nous il y a une délégation de la Corée du Sud, et aussi de la Corée du Nord !
Plusieurs représentants des deux pays ont chanté ensemble cet après-midi pour la paix.




L’un des intervenants de Corée du Sud a exprimé le désir partagé des deux Corées pour l'unification. Malgré l'armistice qui existe depuis 1953, ceci est toujours un rêve et la situation semble plutôt s'aggraver. Le but de l'armistice était d'assurer une cessation complète des hostilités et de toutes les actions des forces armées, ce qui n'est toujours pas devenu réalité. La délégation souhaite que les sanctions internationales s'arrêtent et que les armes soient démantelées.

Ils appellent la CMER et tous les chrétiens à prier pour la paix et la réconciliation et à soutenir le processus de paix.

Étonnamment (ou pas), nous n'avons entendu aucune critique par rapport au région du Corée du Nord...
M.Voorwinden

dimanche 14 mai 2017

Célébration des 500 ans de la Réforme

La procession (c) CSG
Aujourd'hui, c'était la grande fête ! Une explosion de rythmes, de couleurs, de joie et de reconnaissance. 

Nous nous sommes levés très tôt pour être à 7h15 devant les bus. Une heure plus tard, nos sacs fouillés et nos corps scannés au détecteur de métaux, nous pouvons enfin partir pour le stade Sam Nujoma, où nous arrivons vers 9h. Là, nous attendent déjà de nombreuses chorales. Certaines sont venues d'Afrique du Sud, du Botswana, ont parfois fait 24h de bus pour se réjouir avec nous. Car cette célébration des 500 ans de la Réforme, c'est un événement exceptionnel ici. Chacun - et surtout chacune - a mis sa plus belle tenue, son costume traditionnel le plus élaboré, pour honorer Dieu en ce jour. Les pasteur(e)s ont été priés de se mettre "en tenue", mais pas en habit liturgique (sauf les célébrants). 

La célébration commence à 10h. Nous sommes bien placés, la procession passe devant nous. Procession, chorales locales et chœur de l'assemblée, salutations, prières, chants, lectures bibliques, Cène, envois et bénédiction vont se succéder pendant quatre heures... Les pique-nique nous sont distribués après la communion, lors que le culte n'est pas fini... peut-être pour rappeler que la Cène était un repas... 

Il a fait chaud, malgré les tentes installées pour nous protéger du soleil. Mais toujours, un peu d'air frais venait nous rafraichir au bon moment. Quand nous commencions à ressentir la soif, on nous distribuait des bouteilles d'eau. Quand on commençait à sentir la lassitude, un chant entrainant nous réveillait de notre torpeur. Je dois avouer que je pensais trouver ces 4 heures beaucoup plus longues ! 

Après ce culte marathon, il est prévu d'enchainer avec la "célébration", 1h30 de fête à l'africaine, avec chorales, danses, etc. Mais il faut bien l'avouer, nous - délégués français - n'en pouvons plus. Cela fait 5 jours que nous vivons des journées marathon, et si l'on veut contribuer à ce blog, il faut attendre que la connexion soit meilleure parce que moins de gens sont connectés, et donc attendre le soir tard ou le matin tôt... Aussi nous décidons d'appeler un taxi. On nous demande de ne prendre que la compagnie "sécurisée" avec laquelle a été passé un arrangement. Nous appelons, et montons dans le mini-bus de cette compagnie qui arrive, avant de découvrir qu'en fait, il était prévu au départ pour les représentants oecuméniques... Il y a de la place pour tout le monde, Christian Albecker se retrouve voisin du Cardinal Kurt Koch qui lui donne des nouvelles du pape.  

Nous rentrons donc (enfin) à l'hôtel vers 15h20, et savourons un peu de temps libre et une bonne bière. Un petit tour à la piscine achève de détendre ceux d'entre nous qui bravent l'eau froide. Un petit tour sur le blog ou sur leur messagerie pour ceux qui en ont le courage. 
Demain, le marathon reprend. 

Claire Sixt Gateuille

La prière aux pieds nus

(c) LWF
A Busan, j'avais prié avec mes pieds (voir ici). A Windhoek, j'ai prié pieds nus !

Jeudi, le temps de prière du soir était centré sur le buisson ardent. Je faisais partie des lecteurs de ce temps de prière, et lors de la liturgie, la célébrante nous a invités à quitter nos chaussures, pour manifester la présence de Dieu parmi nous, comme Moïse devant le buisson ardent. Je suis donc montée au pupitre pieds nus... 

Ce soir aussi, nous étions invités à prier pieds nus, cette fois-ci en marchant sur un sol granuleux qui symbolisait le désert, où Dieu vient cheminer avec son peuple. Nous pouvions aussi écrire une prière, prendre une pierre représentant ce que nous avions à confesser et la déposer dans un bassin d'eau, qui symbolisait le pardon de Dieu, être béni(e) par quelqu'un, avoir les pieds lavés, ou simplement chanter avec la chorale. 

(c) LWF
Les temps de célébrations de cette assemblée sont toujours très créatifs, très beaux avec une chorale et un accompagnement musical de qualité et très entrainants, des chants modernes ou arrangés de façon moderne, des lectures à plusieurs voix et en plusieurs langues, parfois de la danse ou une mise en scène de la lecture biblique, des symboles visuels (noix de Makalani, eau, arbre, chaines, etc.). Tout est fait pour que le culte nous touche tout entiers, pas seulement notre intellect, mais notre corps, nos émotions, notre imagination ; pour témoigner que la relation que nous avons avec Dieu n'est pas enfermée dans nos têtes, mais qu'elle nous englobe, nous entoure, nous embrasse. 

J'ai déjà repéré quelques chants que j'aurai plaisir à faire connaitre à notre Eglise dès notre retour. Et quelques idées pour les cultes "autrement". Car ça sert aussi à cela, ce genre de grand rassemblement : à prendre du recul par rapport au quotidien, à trouver de nouvelles perspectives, de nouvelles idées, une bouffée d'oxygène, un temps pour se renouveler.

Claire Sixt Gateuille