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lundi 15 mai 2017

Regards de loin d'une adepte des réseaux sociaux


Le pasteur Musa Panti Filibus, archevêque de l’Église luthérienne du Christ au Nigéria, président de la Fédération luthérienne mondiale. Photo: FLM/Albin HillertMalgré mes réunions et déplacements divers, j'ai réussi plus ou moins à suivre une partie de l'ambiance et des conférences de l'Assemblée à Windhoek. Cela est grâce aux vidéos, aux réseaux sociaux, au site de l'assemblée et de la Fédération Luthérienne et bien sûr grâce à votre blog et la volonté de rendre compte de ce que vous vivez sur place. J'ai pu suivre l'élection du nouveau président de la FLM, l'archevêque Musa Panti Filibus, ce qui m'a fait plaisir car j'ai eu l'occasion de travailler avec Musa quand nous étions collègues à Genève. Mes prières pour lui dans ce nouveau ministère international qui s'ajoute au travail considérable avec son Église au Nigeria.

Martin Kopp speaks at the thematic plenary on "Creation - Not for Sale" at the Twelfth Assembly of the Lutheran World Federation. Photo: LWF/Albin HillertParfois on s'en prend aux réseaux sociaux, à la "Privation de l'intime" et à notre société de l'information, mais pour ce genre de grand rassemblement international, c'est réellement une chance de pouvoir vivre quelques éléments en direct sans attendre le retour des délégués et leurs rapports.  Merci aux personnes qui travaillent dans l'ombre pour permettre cela, cela vaut la peine!


Libres por la gracia de Dios es el tema de la Duodécima Asamblea de la FLM y la celebración de la Reforma en 2017. Foto: FLM 
Réception et communion
Il y a tentation, bien sûr, à vivre tout dans l’instantanée, à ne pas travailler les thèmes en profondeur lors du retour, d'aborder l'Assemblée comme un divertissement. Pourtant à travers vos réflexions et clins d’œil, j’aperçois une communion eucharistique et fraternelle, une plongée dans la prière et la Parole de Dieu qui animent profondément les discussions et prises de décisions. Il y a dans tout cela un travail de réception des thèmes et des expériences de l'Assemblée de Windhoek, qui est en cours et qui met en chemin. Vivre le déplacement et goûter à une communion universelle comme vous le faîtes est souvent "exaltant" et non pas évident à partager. Mais les fragments du vécu que vous partagez ici nous aideront à vous rencontrer lors de votre retour avec des questions un peu plus pertinentes, au moins espérons-le ! Pendant l'Assemblée on court un peu après le temps mais ensuite le temps du retour et de la réception est lent.

Cette réception est notre responsabilité commune. Alors pour aider le retour de nos délégués, voilà quelques endroits virtuels à visiter pour trouver des ressources théologiques, spirituelles, audiovisuelles et écrites bien réelles !

mis à jour régulièrement - il faut s'y promener un peu, à travers les pages de programme pour chaque jour, mais on y trouve plein de choses!
Par exemple les communiqués de presse en français et oui en anglais aussi!

 
Les pages ressources  donnent accès aux livrets (aie, en anglais espagnol et allemand) sur le thème et les sous thèmes - le salut pas à vendre, les êtres humains pas à vendre, la création pas à vendre.

Les photos sur le compte flickr donnent des aperçus magnifiques de la diversité de la communion mondiale et de l'ancrage de cette assemblée en Namibie.

Et puis si vous êtes sur twitter suivez @lwfassembly

Belle promenade virtuelle à nous qui ne sommes pas en Namibie.

samedi 13 mai 2017

La pré-assemblée des jeunes... Les temps cultuels et culturels


c JC
Nous revoilà à Ondangwa où les journées étaient longues et riches ! Mais heureusement, nous n'avons pas que travaillé, nous avons aussi eu des temps divertissants pour nous faire découvrir le pays et les différents horizons dont nous venons.

         Vendredi 5 mai, nous avons été invités à revêtir nos tenues traditionnelles de nos pays respectifs afin de partager nos différentes cultures. J'ai été bien embêtée pour ce point, car aussi loin que je me souviens, je n'ai jamais vu de tenues traditionnelles par chez nous. Il me semble bien qu'il y ait un habit traditionnelle savoyard mais qui n'a du être porté par personne depuis 1870, date où le pays de Savoie a été rattaché à la France. Bref, tout ça pour dire, que j'étais bien embarrassée, heureusement que j'avais dans mes affaires un débardeur blanc avec des motifs bleu et rouge... j'ai ainsi pu dire que je portais les couleurs du drapeau de notre chère France.
La Fédération Luthérienne Mondiale est divisée en 7 régions : Europe centrale et de l'ouest ; Europe de l'Est, Pays Nordique, Asie, Amérique du Sud, Afrique et Amérique du Nord. Chaque région a alors eu 15 minutes pour présenter nos cultures. La soirée a ainsi été très variées en dance traditionnelles, chants ou pièce de théâtre. Etant avec une forte population allemande et seule frenchie du coin, nous avions décidé de jouer une pièce de marionnette, où nous étions nous même les marionnettes, le conte était Cendrillon.


         Dimanche 7 mai, nous avons été divisée dans différentes paroisses autour d'Ondangwa afin d'assister au service dominicale, qui a duré plus de … 3h30 ! Oui,oui, et encore, nous étions en retard. Je n'ai pas compris grand chose, étant donné que le pasteur parlait la langue locale. Autant dire que le temps a été assez long ! Cependant, il y a eu 25 baptêmes d'enfants, ce qui a été assez impressionnant. Aussi l'offrande est un moment très important où les gens accompagnés par 3 différentes chorales qui se relaient se lèvent en partant du fond pour apporter leurs dons devant avec au choix 3 paniers (on peut donner pour un seul ou pour les 3), pour le service quotidien, les baptêmes et la mission. Il est très important de donner quelque chose et il serait très malvenu de ne rien apporter. Nous avons compris cela quand nous avons soulevé ne pas avoir de monnaie Namibienne étant donné que nous sommes cantonnés dans des hôtels à longueur de journée.


c JC






        Enfin, lundi 8 mai, nous avons repris la route pour ce fameux voyage de 17 heures. Si vous avez suivi, nous avons mis 12 heures à l'aller et cinq heures de plus au retour... pourquoi donc ?




c JC




Parce que nous avons pris une route différente. Pour se rendre à Ondangwa, on peut traverser Etosha, qui est le plus grand parc naturel sauvage du pays où les espèces sauvages tels antilopes, lions, éléphants, zèbres, girafes etc sont protégés. Bon pour être honnête, je ne pense pas qu'ils soient tant sauvage que ça, vu le nombre de voiture qui traverse le parc et s'arrête pour les photographier sous tous les angles. Mais nous avons donc eu la chance de revenir sur Windhoek par cette route et il faut avouer que cela reste époustouflant de croiser une troupe d'éléphants, ou de zèbres... Petite anecdote, nous avons même eu une girafe qui a fait son show, marchant à côté du bus à lente allure, traversant devant nous pour se montrer de l'autre côté et courant légèrement pour montrer sa prestance !
c JC






Voilà pour l'aspect ludique de l'assemblée. J'aimerais poster beaucoup plus, mais deux problèmes majeurs sont fort présent... Internet et mon temps libre étant très aléatoire et pas forcément en même temps, cela rends tout plus compliqué ! Mais revenez car j'ai encore beaucoup de choses à raconter !Merci à Johannes Céline pour ses photos d'une très belle qualité. 

Bonne nuit:)

jeudi 11 mai 2017

Débuts

(c) LWF
Après un long voyage, nous sommes arrivés à Windhoek. L'inscription passée, je me suis retrouvé en réunion dès le soir pour préparer les rencontres des groupes villages car je suis appelé à présider l'un de ces groupes de travail.

Dès le lendemain, ce fut l'ouverture officielle de l'assemblée par un culte d'une intensité spirituelle très forte. La famille luthérienne réunie par-delà les langues différentes par le rappeler de notre baptême et la célébration de la Sainte Cène présidée par l'évêque, président du conseil des Églises luthériennes de Namibie.

Puis le message de l'évêque Munid Younan, président de la FLM, nous conduisit dans le thème de l'assemblée : "libérés par la grâce".
Le soir, l'ensemble de l'assemblée fut reçue par le président de la République de Namibie et son gouvernement.

Les journées sont longues et pleines de rencontres fraternelles. Nous sentons la volonté d'être ensemble pour témoigner, dans le monde, de la libération, voulue par Dieu, de tous les hommes et de toutes les femmes.

Ah ! une étrangeté, les votes sont réalisés par électronique !.....

Jean-Frédéric

(c) LWF

Premier jour

Comité d’accueil…
L’assemblée a commencé hier à 8h du matin : pas le temps de récupérer un voyage…
A l’arrivée, on nous a demandé de nous mettre en lignes, une pour les femmes, une autre pour les hommes, avec deux entrées séparées. J’ai d’abord eu peur qu’il soit dans la culture locale d’avoir des assemblées séparées avec les femmes d’un côté et les hommes de l’autre. Mais nous, c’était pour les contrôles de sécurité, contrôles dont nous n’étions pas prévenus…

Ceux qui me connaissent savent que j’ai besoin de m’occuper les mains pendant ce type de conférence, les synodes, etc. pour m’aider à rester concentrée sur les débats. Tout y passe : tricot, crochet, broderie, coloriage, etc. J’avais eu la bonne idée d’amener mon crochet cette fois-ci, et pas le tricot… mes aiguilles auraient été considérées comme des armes potentielles et confisquées pour la journée. On m’a tout de même retiré mes ciseaux de couture.

Culte et plénières
Passé le désagrément de la file d’attente et de la fouille pour entrer dans la tente liturgique, ce premier culte a été un très beau moment. A la beauté visuelle des symboles, à la beauté musicale des chants, à la profondeur du sentiment de communion que l’on expérimente dans ces grandes célébrations multiculturelles et très bien réglées (les intervenants les répètent systématiquement avant), c’est ajouté la joie de pouvoir communier ensemble. Quelle différence avec les célébrations auxquelles j’étais habituée au Conseil œcuménique des Eglises ou à la Conférence européenne des Eglises ! Je ne pensais pas en tirer une telle joie intérieure…

Nous sommes ensuite entrés dans la grande salle de plénière, un immense hall de conférence avec 110 tables devant pour les délégués (3 par table), et 11 rangs supplémentaires de chaises pour les autres participants. Nous avons pris un temps pour nous familiariser avec les appareils de vote et avons entendu le message – assez politique – du président, l’évêque Munib Younan. Entre les deux, nous avons eu la désagréable surprise de découvrir que nous ne pouvions pas aller dehors sans avoir à repasser par les contrôles de sécurité… ou comment avoir l’impression d’être des poissons dans un bocal.
(c) LWF
Messages des pré-assemblées
L’après-midi, les deux pré-assemblées nous ont présenté leur message. Les femmes ont interpelé les délégués sur les discriminations dont elles sont encore trop souvent les victimes dans l’Eglise, et appelant à être reconnues à leur juste valeur. Les jeunes, eux, se sont engagés pour l’avenir. L’avenir qu’ils veulent dessiner pour la FLM se base sur trois mots : Réveil, équité, Justice. Ils se sont dits prêts et motivés pour s’engager dans les Eglises, et à s’impliquer dans leur travail diaconal, à leur apporter changement et ouverture, en les interpellant : y êtes-vous prêts ? 

Réception
Cérémonie en présence du président namibien (c) LWF
Nous avons fini la journée par une réception donnée par le gouvernement, avec encore des mesures de sécurité : vérification d’accréditation + d’invitation + fouille…. Et les temps d’attente que ce genre de dispositif exige pour 800 personnes… la réception a donc commencé 2h après que nous ayons quitté le centre de conférence, et le repas a été servi 2h après le début de la réception. De quoi éprouver notre patience.

J’ai gouté un plat traditionnel namibien : des tripes ! C’était bon (quand on aime les tripes), assez proche des « à la mode de Caen » en plus assaisonné. Après la cérémonie, le ballet des cars pour nous ramener aux hôtels a été vraiment chaotique. Une seule personne s’occupait de nous dire quel bus allait où, les bus arrivaient au compte-goutte, les gens se jetaient dessus pour arriver à monter dedans, empêchaient les voitures de sortir, ce qui empêchait d’autres bus de rentrer sur le parking… A la fin, 5 bus sont arrivés en même temps, bloquant la sortie d’autres bus déjà pleins… Tout cela dans des vapeurs de gasoil difficilement respirables car les filtres à particule ne sont visiblement pas la norme ici. Et lorsque tout le monde a été monté dans les bus, il en restait 3 vides, car les premiers bus étaient partis en surcapacité !
Bref, une journée bien remplie, avec des temps forts et des longueurs, ce qui est inhérent à ce genre d’événement.  
Claire Sixt Gateuille