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samedi 1 juillet 2017

Rencontres et réceptions

Accueil (c) Guy Maillard
Voilà le troisième jour depuis notre arrivée à Leipzig pour l'assemblée générale de la Communion Mondiale des Eglises Réformées. C'est une toute nouvelle expérience pour deux représentants de l'UNEPREF, Noro Andrianalizah et Guy Maillard. Et il faut bien reconnaître que ça ne manque pas d'intérêt.

Je me sens un peu comme dans la chanson de Sting, an alien, a legal alien in Leipzig. Pour l'accueil, nous avons rencontré les t-shirts rouges ,tout une bande de jeunes bénévoles internationaux qui nous guident de gare en gare, de porte en porte. Ils sont vraiment extra et serviables. Le temps d'enregistrement a été un peu compliqué ! Mais finalement, tout était en ordre et nous avons reçu un parapluie qui s'est avéré bien utile dès le lendemain. L'accès à l'hôtel n'a pas été des plus simples car Leipzig est une grande ville et la circulation est assez complexe. Jeudi soir, il y avait un premier accueil dans le grand temple protestant. Encas, une saucisse et une bière ont été plus que réconfortants après la longue journée.
Réception à l'Hotel de ville (c) Bas Plaisier

Pour vendredi, la journée a commencé à 8h30 par un culte très sympa quoique assez classique dans sa liturgie. Mais nous sommes dans une assemblée réformée, donc c'est compréhensible. Après la plénière d'ouverture assez administrative, on se déplace à l'hôtel de ville de Leipzig. Un super bâtiment aux dimensions impressionnantes. L'accueil  avec petits sandwichs, gâteaux, bon vin a été super même si la sonorisation par contre empêchait d'entendre les discours. Depuis, se succèdent les présentations sur le thème principal de l'Assemblée : "LIVING GOD, Renew et transform us" / "Dieu vivant, renouvelle nous et transforme nous". Le premier thème parlait de Justice économique, le second de théologie, avec des distances que je n'avais pas l'habitude d'entendre.

Ce qui compte aussi, c'est la rencontre. D'abord, on cherche les accents français car c'est plus facile. Une suissesse, un canadien, un camerounais, un haïtien, une mauricienne. Ce n'est pas un tableau de chasse mais un petit exemple des 233 nations invitées. Si on élargit à d'autres (américains, autrichiens, néerlandais,gallois, allemands...), on passe vite le temps en s'enrichissant de nombreuses informations. C'est vrai que le changement de langue n'est pas facile, mais les oreilles s'habituent et cela compense quelques ralentissements des interprètes qui font malgré tout un super travail.

Ce matin, debout à 6 heures pour le culte d'ouverture à Leipzig, en présence du Président Allemand : grosse sécurité mais cérémonie superbe.
Dimanche, lever à 5 heures pour aller à Berlin mais on en reparlera.
Guy Maillard

samedi 13 mai 2017

La pré-assemblée des jeunes... Les temps cultuels et culturels


c JC
Nous revoilà à Ondangwa où les journées étaient longues et riches ! Mais heureusement, nous n'avons pas que travaillé, nous avons aussi eu des temps divertissants pour nous faire découvrir le pays et les différents horizons dont nous venons.

         Vendredi 5 mai, nous avons été invités à revêtir nos tenues traditionnelles de nos pays respectifs afin de partager nos différentes cultures. J'ai été bien embêtée pour ce point, car aussi loin que je me souviens, je n'ai jamais vu de tenues traditionnelles par chez nous. Il me semble bien qu'il y ait un habit traditionnelle savoyard mais qui n'a du être porté par personne depuis 1870, date où le pays de Savoie a été rattaché à la France. Bref, tout ça pour dire, que j'étais bien embarrassée, heureusement que j'avais dans mes affaires un débardeur blanc avec des motifs bleu et rouge... j'ai ainsi pu dire que je portais les couleurs du drapeau de notre chère France.
La Fédération Luthérienne Mondiale est divisée en 7 régions : Europe centrale et de l'ouest ; Europe de l'Est, Pays Nordique, Asie, Amérique du Sud, Afrique et Amérique du Nord. Chaque région a alors eu 15 minutes pour présenter nos cultures. La soirée a ainsi été très variées en dance traditionnelles, chants ou pièce de théâtre. Etant avec une forte population allemande et seule frenchie du coin, nous avions décidé de jouer une pièce de marionnette, où nous étions nous même les marionnettes, le conte était Cendrillon.


         Dimanche 7 mai, nous avons été divisée dans différentes paroisses autour d'Ondangwa afin d'assister au service dominicale, qui a duré plus de … 3h30 ! Oui,oui, et encore, nous étions en retard. Je n'ai pas compris grand chose, étant donné que le pasteur parlait la langue locale. Autant dire que le temps a été assez long ! Cependant, il y a eu 25 baptêmes d'enfants, ce qui a été assez impressionnant. Aussi l'offrande est un moment très important où les gens accompagnés par 3 différentes chorales qui se relaient se lèvent en partant du fond pour apporter leurs dons devant avec au choix 3 paniers (on peut donner pour un seul ou pour les 3), pour le service quotidien, les baptêmes et la mission. Il est très important de donner quelque chose et il serait très malvenu de ne rien apporter. Nous avons compris cela quand nous avons soulevé ne pas avoir de monnaie Namibienne étant donné que nous sommes cantonnés dans des hôtels à longueur de journée.


c JC






        Enfin, lundi 8 mai, nous avons repris la route pour ce fameux voyage de 17 heures. Si vous avez suivi, nous avons mis 12 heures à l'aller et cinq heures de plus au retour... pourquoi donc ?




c JC




Parce que nous avons pris une route différente. Pour se rendre à Ondangwa, on peut traverser Etosha, qui est le plus grand parc naturel sauvage du pays où les espèces sauvages tels antilopes, lions, éléphants, zèbres, girafes etc sont protégés. Bon pour être honnête, je ne pense pas qu'ils soient tant sauvage que ça, vu le nombre de voiture qui traverse le parc et s'arrête pour les photographier sous tous les angles. Mais nous avons donc eu la chance de revenir sur Windhoek par cette route et il faut avouer que cela reste époustouflant de croiser une troupe d'éléphants, ou de zèbres... Petite anecdote, nous avons même eu une girafe qui a fait son show, marchant à côté du bus à lente allure, traversant devant nous pour se montrer de l'autre côté et courant légèrement pour montrer sa prestance !
c JC






Voilà pour l'aspect ludique de l'assemblée. J'aimerais poster beaucoup plus, mais deux problèmes majeurs sont fort présent... Internet et mon temps libre étant très aléatoire et pas forcément en même temps, cela rends tout plus compliqué ! Mais revenez car j'ai encore beaucoup de choses à raconter !Merci à Johannes Céline pour ses photos d'une très belle qualité. 

Bonne nuit:)

mercredi 3 mai 2017

Se préparer à partir

Lundi prochain, je vais décoller pour la Namibie. Un beau pays, parait-il, dont je vais voir assez peu de choses, sinon un aéroport, un hôtel et un stade... Car oui, les relations internationales, c'est souvent des destinations exotiques dont on n'a pas le temps de profiter, parce qu'on est là pour une bonne raison, et qu'après, on a une famille qui nous attend et qu'on se dépêche d'aller retrouver. 

Cela dit, je me réjouis d'aller à Windhoek, pour connaitre un peu mieux la Fédération luthérienne mondiale (FLM), son travail sur le terrain, ses Églises membres, son travail de communion entre elles, en particulier sur la diversité des lectures bibliques selon les contextes. 

Je me réjouis d'aller à Windhoek pour fêter les 500 ans de la réforme avec des gens des quatre coins du monde que la Réforme - et l’Évangile ! - a touchés, de prier le Notre Père dans ma langue, en entendant 500 autres langues autour de moi le dire simultanément, de chanter des cantiques avec la même fougue que si c'était le dernier "tube" du moment, en me balançant allègrement parce qu'ici, la louange n'est pas réservée à la bouche et au cœur, mais qu'elle s'exprime avec tout le corps.

 Je me réjouis d'aller à Windhoek pour contribuer à l'élaboration du programme de travail de la FLM pour les 7 années à venir, pour mieux comprendre la place de notre Église dans cette grande organisation, pour rencontrer des membres d'autres Églises et échanger sur la mission des Églises, aujourd'hui. 

Je me réjouis d'aller à Windhoek pour vous faire découvrir, par le biais de ce blog, un peu de cette réalité-là, un peu de l’Église universelle. Ah oui, au fait, je me présente : Claire Sixt-Gateuille, pasteure, chargée des relations internationales de l'Église protestante unie de France et déléguée à l'AG de la FLM à Windhoek.