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mercredi 7 septembre 2022

Consensus au pas de charge...

cartes pour le consensus (c) Gjermund Øystese/WCC


Nous sommes rentrés dans la période des décisions à l'assemblée. Lundi, les 8 présidents ont été élus. Mardi, c'était au tour du comité central. Marc Boss, professeur à l'Institut protestant de théologie de Paris, fait partie des membres élus. Entre ce soir et demain, il faudra adopter le message, les orientations de travail et d'organisation, les orientations financières et les "vœux" appelés ici déclarations publiques de l'assemblée. 

Il est un peu frustrant d'avoir aussi peu de temps pour discuter autant de documents et de déclarations sur des sujets parfois très sensibles... Les documents sont envoyés, dans le meilleur des cas, en début de matinée pour être étudiés en plénière en début d'après-midi. Cela laisse à peine la pause de midi pour les étudier, et sachant que les textes parfois des dizaines de pages, rien pour en discuter à plusieurs ! Certains textes sont présentés seulement aujourd'hui pour être adoptés demain matin. Nous avons jusqu'à 19h pour proposer des amendements par mail. Le problème de ce système est qu'à moins que l'amendement soit signé par de nombreuses personnes, ni le modérateur, ni le comité chargé de la rédaction du texte en question ne peuvent savoir si la proposition est largement soutenue ou si ce n'est qu'une lubie individuelle... Reste qu'il est très compliqué de trouver une méthode de travail efficace avec plus de six cents délégués...

Les délégués vont donc adopter en une paire d'heures demain matin une centaine de pages de documents en tout genre. Depuis de nombreuses années, l'Eglise réformée de France puis l'Eglise protestante unie de France plaident pour réduire l'amplitude des domaines de travail du COE, en appelant à faire moins mais mieux.Visiblement, même si pour une fois, deux priorités sont clairement apparues (les changements climatiques et le plaidoyer pour la paix), ce n'est encore pas cette fois qu'on aura été entendu sur l'éparpillement des thèmes abordés... 

Claire Sixt Gateuille

lundi 27 juin 2022

Dernier comité central avant l'assemblée

 

Le Comité central sortant (c) Peter Williams/COE

La réunion du comité central, du 15 au 18 juin 2022 à Genève, était la 69ème de l’histoire du Conseil œcuménique des Eglises et la dernière avant la 11ème assemblée qui se tiendra à Karlsruhe du 31 août au 8 septembre prochains.

Elle a mis fin à une longue période de quatre années sans réunion « en personne », en raison de l’épidémie de Covid. Comme pour tant d’autres organisations, avec un impact aggravé en raison de sa dimension mondiale, ce contexte a constitué une véritable épreuve pour le Conseil œcuménique, mais une épreuve surmontée qui a renforcé sa résilience.

Lors de cette session, le comité central a principalement mis la dernière main à la préparation de l’assemblée de Karlsruhe, révisé des textes constitutionnels et règlementaires, élaboré et publié des déclarations publiques sur le conflit en Ukraine, l’urgence climatique, la situation en Ethiopie, la liberté religieuse en Israël et Palestine, l’exploitation, les abus et le harcèlement sexuels. Ces déclarations sont accessibles sur le site du COE.

Après deux années de vacance du poste, qui ont constitué une difficulté redoutable en pleine pandémie, il a enfin élu un nouveau secrétaire général, en la personne du pasteur Jerry Pillay.


Laurent Schlumberger,
membre du comité central du COE de 2013 à 2022

vendredi 24 juin 2022

Le consensus c’est dur, pas mou !

(c) Marcelo Schneider/WCC

« Le Conseil œcuménique des Églises est une communauté fraternelle d’Églises qui (…) s'efforcent de répondre ensemble à leur commune vocation (…) », énonce la « base » du COE dans sa formulation de 1961 toujours en vigueur. Le mot important ici est : ensemble. Aucune des Églises n’a en effet besoin d’être membre du Conseil œcuménique pour répondre à sa vocation, dans son contexte et avec ses ressources propres. En revanche, si 352 Églises, à ce jour, ont choisi de rejoindre ce Conseil, c’est parce qu’elles ont décidé « d’être et de demeurer ensemble » comme le disaient les fondateurs de 1948.

Ce qui pourrait n’être qu’un élan plein de bons sentiments devient ainsi un redoutable défi lorsqu’il s’agit de le vivre concrètement et de ne le lâcher sous aucun prétexte. Car comment demeurer ensemble, lorsque presque tout semble vous séparer ? Les différences, voire les fractures, entre Eglises existent bien en amont des classiques grands débats théologiques et ecclésiologiques. Elles relèvent, pour ne donner que quelques exemples, des simples conditions de survie : le Tuvalu lentement submergé par l’océan va devoir importer son eau potable et le représentant de l’Eglise chrétienne (réformée) du Tuvalu se scandalise de l’inertie occidentale. De l’anthropologie : l’évolution des notions de genre dans certaines cultures est proprement incompréhensible dans d’autres. De l’autorité : ici un délégué ne saurait prendre la parole sans l’aval de sa hiérarchie, là un délégué ne saurait se soumettre à un mandat impératif. De la référence aux Ecritures : pour les uns, le pluralisme moral est une attaque directe contre la Bible car « tout est déjà dans les Écritures », quand, pour les autres, les Écritures ne sauraient être respectées sans démarche herméneutique critique. Et tout ce petit monde est composé d’aussi « bons » (ou « mauvais », au choix) chrétiens que vous et moi, de gens cultivés et engagés, de professeurs d’universités et de personnes aux responsabilités multiples, tous sûrs de leur fait et de bonne foi !

L’ethos du consensus

Pour permettre à ses Églises membres de demeurer ensemble, le Conseil œcuménique a progressivement mis au point une méthode de travail et de prise par décision dite « par consensus ». Plus profondément qu’un ensemble de simples dispositions procédurales, il s’agit d’un véritable ethos, d’un état d’esprit qui marque l’ensemble de la vie du COE.

Ce choix fondamental se concrétise notamment dans la manière de mener et de conclure les débats, quel que soit le type de réunion. Au fil des échanges, les personnes présentes réagissent aux propos des intervenants en montrant spontanément un carton orange (je suis « chaud » avec ce que dit l’intervenant, je partage son point de vue ou je l’encourage) ou un carton bleu (je suis « froid » avec ce que dit l’intervenant, je ne partage pas son point de vue ou j’ai des questions). La personne qui modère l’assemblée peut ainsi percevoir à tout instant la « température » de l’assemblée et sentir dans quel sens elle évolue. Au fil des échanges, une couleur devient dominante.

Lorsqu’il faut cristalliser une décision, qu’il s’agisse d’un amendement de détail ou d’un texte de fond, l’assemblée s’exprime sur le même mode. Tant que des cartons bleus demeurent, et même s’il n’en reste qu’un seul, le débat peut se poursuivre. Lorsqu’il semble que l’on a atteint un point au-delà duquel on n’avancera plus, la personne modératrice propose à la minorité que son point de vue soit enregistré et lui demande si elle accepte que l’on s’en tienne au consensus dégagé, afin que l’on puisse avancer au point suivant.

Une « soumission mutuelle » radicale

Bien des objections peuvent être formulées contre cette méthode. Et pourtant, ça marche ! Car au-delà de la réunion en cours, par imprégnation au long cours, elle modèle la manière même d’habiter les débats. Elle atténue le côté joute oratoire du débat, au profit de la recherche d’une évolution commune. Elle conduit les parties prenantes à exprimer de la manière la plus claire leurs meilleurs arguments. Elle est fondatrice de confiance, en garantissant le respect absolu de la singularité de chacun. Elle encourage par là même la prise de parole, l’écoute, la capacité à évoluer dans son point de vue sans craindre de perdre la face. Etc.

A l’opposé de toute mollesse et de toute facilité, elle est d’une exigence extrême. Elle développe la paix, la patience, la fidélité, la tempérance – et peut-être ce début de liste vous rappelle-t-il quelque chose. Ou bien encore, pour employer le vocabulaire de l’Église protestante unie de France, elle est une manière de réfléchir collectivement et de prendre des décisions « dans la soumission mutuelle », mais de façon radicale.

Un consensus à propos de l’Ukraine ?

Le comité central qui vient d’achever, à Genève, sa dernière réunion avant l’assemblée de Karlsruhe a une fois de plus éprouvé la difficulté mais aussi la fécondité de l’exercice. En cause : l’attitude du Patriarcat de Moscou à propos de la guerre d’invasion menée en Ukraine par la Russie. Dans la salle, des délégués porteurs de messages de leurs instances synodales demandant que soit envisagée une suspension du COE de l’Eglise orthodoxe russe, mais aussi des orthodoxes du Patriarcat œcuménique bouleversés par les déchirures induites par le conflit au sein de l’orthodoxie, et bien sûr la délégation russe : à l’ouverture des débats, l’ambiance était électrique.

Pourtant, la recherche de consensus a, difficilement mais patiemment, frayé une voix entre préjugés, analyses opposées, suspicions croisées, relectures historiques, etc. La déclaration finale dénonce « la guerre illégale et injustifiable » contre l’Ukraine, appelle les Églises russe et ukrainiennes à intervenir ensemble pour la paix y compris auprès de leurs propres gouvernements, encourage la mise en place d’un travail théologico-politique interne au COE, invite à l’assemblée de Karlsruhe l’Église ukrainienne qui est en train de se détacher du Patriarcat de Moscou, etc. Elle annonce l’envoi d’une délégation au plus haut niveau du COE à Kiev et à Moscou et renforce la présence humanitaire du COE sur le terrain – effective depuis le premier jour du conflit.

Aucune porte n’a claqué. Personne n’a été outragé. Tout le monde a évolué, du fait même de la rencontre, du dialogue et de l’importance accordée à la recherche du consensus. Une parole commune a été dite. Bien sûr, dira-t-on, ce ne sont que des mots, qui ne font pas taire les canons. Mais qui a mieux à proposer ? Dans quelle autre enceinte une vigoureuse parole de réconciliation est-elle actuellement portée ? Et les Églises disposent-elles d’autres armes que celles de l’esprit ?


Laurent Schlumberger

jeudi 21 juin 2018

COE : apres l'Asie, L'Europe

Le comité central réuni (c) Laurent Schlumberger
Le comité central du Conseil œcuménique des Églises a décidé que la onzième et prochaine assemblée se réunira, en septembre 2021, à Karlsruhe (Allemagne).

Son thème sera en relation étroite avec 2 Corinthiens 5, 14 : « L’amour du Christ nous presse ». La référence à l’amour (« agapè ») et à son importance tant dans le mouvement œcuménique qu’au cœur d’un monde déchiré, le lien avec le ministère de réconciliation, central dans le développement dans lequel cette phrase est insérée, un certain sentiment d’urgence enfin, ont été des arguments forts pour privilégier cette option.

Mais le comité central n’a pas souhaité arrêter définitivement la formulation du thème. Il faut examiner la manière dont le verbe grec « sunechô », traduit ici par « presser », peut être rendu dans diverses langues ; c'est en effet un verbe peu fréquent dans les Écritures, aux significations paradoxales et qui, selon les traductions choisies, peut dérouter au premier abord. En outre, il faut prendre le temps de décliner ce thème dans différentes directions ou sous-thèmes. Du travail devra donc être mené avant d’aboutir à une formulation définitive, d’ici la fin de l’année.

Pour mémoire, et parce qu’ils indiquent des évolutions lentes dans l’histoire du mouvement du Conseil œcuménique des Églises et, plus largement, du mouvement œcuménique, voici les thèmes des dix premières assemblées du COE :
1948, Amsterdam : Désordre de l’homme et dessein de Dieu
1954, Evanston : Le Christ, espoir du monde
1961, New-Delhi : Jésus-Christ, lumière du monde
1968, Uppsala : Voici, je fais toutes choses nouvelles
1975, Nairobi : Jésus-Christ libère et unit
1983, Vancouver : Jésus-Christ, vie du monde
1991, Canberra : Viens, Esprit Saint, renouvelle toute la création !
1998, Harare : Tournons-nous vers Dieu dans la joie de l’espérance
2006, Porto Alegre : Transforme le monde, Dieu, dans ta grâce
2013, Busan : Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix

Laurent Schlumberger




mercredi 20 juin 2018

Artisans de paix

(c) Laurent Schlumberger
Émotion et gravité au comité central du Conseil œcuménique des Églises: des représentants des Églises de Corée du Sud ET du Nord prennent la parole devant l'Assemblée. 
 
"Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu !"
 
Laurent Schlumberger, 
pasteur EPUdF
membre du Comité central du COE

mardi 19 juin 2018

" Dieu est-elle noire ? " et autres questions de représentations

(c) Albin Hillert/COE
Comment passe-t-on de près de 600 millions, le nombre de chrétiens des Églises réunies au sein du Conseil œcuménique des Églises (COE), à 150, le nombre de membres de l’instance de direction du COE, son comité central ? Certains des critères mis en œuvre semblent couler de source, d’autres sont plus discutables, tous nous font réfléchir à ce que signifie « représenter ».

Bien sûr, dans une organisation interconfessionnelle et mondiale, la répartition selon la tradition spirituelle (luthérienne, anglicane, orthodoxes des divers patriarcats, etc.) et la région du monde (Amérique latine, Proche-Orient, Asie, etc.) sont évidentes. À l’intérieur de ces régions géographiques, il est parfois tenu compte des aires historiques et culturelles ; pour prendre l’exemple de l’Europe : l’aire germanique, la Scandinavie, l’Europe latine, l’Europe centrale et orientale, la Russie, etc. 

En outre, puisque nous sommes en Église, il est important qu’un équilibre soit respecté entre laïcs et ministres ordonnés. La parité entre femmes et hommes est également recherchée. La taille des Églises n’est pas complètement ignorée.

Enfin, des critères beaucoup plus inhabituels pour nous français, mais très importants dans d’autres cultures, sont mis en œuvre : l’âge, l’appartenance à des peuples indigènes, le handicap, etc. 

On le voit, composer des instances sur la base de cette grille complexe relève au mieux de l’équilibre instable, au pire du casse-tête ! Mais surtout, s’agit-il d’une démarche légitime ? 

(c) Albin Hillert/COE
On a pu dire, d’une manière caricaturale, que, pour « faire carrière » au COE, il « valait mieux » être une femme noire et handicapée qu’un théologien mâle, blanc et occidental. Ce n’est pas complètement faux, et l’on pourrait évidemment discuter tel ou tel critère… ou en ajouter ! Mais c’est excessif et, surtout, quel autre mode de représentation imaginer ? La compétence ? Mais celles et ceux déjà en place coopteraient inévitablement leurs proches puisque, en début de mandat, chaque représentant d’Église à l’assemblée générale du COE ne connaît qu’un très petit nombre de pairs. Une campagne électorale ? Mais ce serait la porte ouverte à une compétition ridicule et aux lobbyings ouverts ou souterrains. Le tirage au sort ? Mais ce procédé, qui a pourtant ses lettres de noblesse dans la Grèce antique et dans la Bible même, aurait un caractère arbitraire donc largement inacceptable. Chaque méthode a ses effets pervers et la procédure actuelle, bien sûr perfectible, prête plutôt moins le flanc à la critique que d’autres.

Au fond, ces critères sont comme les contraintes que les poètes se donnent pour bousculer l’habitude et stimuler la créativité. Le résultat peut être de qualité variable, mais il oblige à s’interroger sur ce que c’est qu’être représenté et représentant. Comment nous représentons-nous les uns les autres ? 

Et au-delà, comment nous représentons-nous Dieu ? On connaît la blague du théologien conservateur qui, venant de mourir, monte directement au ciel, puis revient comme promis informer ses collègues sur l’au-delà. « Alors, comment est Dieu ? », s’impatient-ils ; et lui, pas encore remis de sa surprise : « elle est noire ». 

L’extraordinaire diversité que l’on rencontre au Conseil œcuménique des Églises, fruit de critères discutables dans le meilleur sens de ce terme, nous contraint à nous interroger sur nos représentations, les uns des autres, les uns par les autres et, ensemble, de Dieu. Elle les bouscule. Et ainsi, pour le meilleur, elle décape nos conceptions de l’Église et jusqu’à notre foi.

Laurent Schlumberger
théologien ordonné mâle européen, 
ni jeune, ni indigène, ni handicapé (ce qui fait beaucoup de défauts…)

lundi 18 juin 2018

COE : une session en 3D

 Le patriarche Bartholomée à Genève (c) Laurent Schlumberger
Le culte solennel du 70ème anniversaire du Conseil oecuménique des Églises (COE) a offert ce que l’œcuménisme au carré a de meilleur. Célébré dans la cathédrale (réformée) Saint-Pierre de Genève, ce dimanche 17 juin, il a tissé le psautier huguenot avec les tambours océaniens, les chœurs orthodoxes avec les lectures bibliques en arabe et en mandarin, les chœurs africains avec la prédication donnée par le patriarche Bartholomée de Constantinople.

Le plus souvent, « œcuménisme » signifie pour nous « interconfessionnel », voire, dans les faits, simple dialogue entre catholiques et protestants. C’est une vision très étroite. Car l’oikoumènè, c’est l’ensemble de la terre habitée. Et le coefficient international, à ampleur mondiale en ce qui concerne le COE, vient donc démultiplier, porter au carré, la dimension interconfessionnelle.

Ce culte, tout à la fois sobre (on est dans la cité de Calvin tout de même !) et très riche, a trouvé tout naturellement sa place au milieu de la réunion du Comité central, qui siège cette semaine à Genève. Cette session se trouve elle-même à mi-parcours de l’assemblée œcuménique de Busan et de la prochaine assemblée, qui se tiendra en 2021 ; le lieu de cette onzième assemblée sera décidé mercredi prochain.

Quittant parfois son texte, le patriarche a donné la prédication en français, non sans quelques pointes d’humour (« Le pasteur m’a proposé de prêcher depuis la chaire, mais pour un vieil homme comme moi, il est préférable de rester sur terre ! »). Partant d’Éphésiens 3, il a souligné l’impressionnant chemin parcouru par les Églises ensemble, depuis le milieu du XXème siècle, grâce au Conseil œcuménique. Le service de la réconciliation, de la paix, de la justice et de la solidarité a fait de grands pas, malgré les difficultés doctrinales et les crises sociales et géopolitiques qui n’ont pas manqué. Ce chemin doit se poursuivre : « en mots et en actes, de manières visible et invisible, le Conseil œcuménique des Églises doit, à travers son témoignage, proclamer Christ et Christ seul ». Et « nous savons que le mouvement qui vise à restaurer l’unité des chrétiens prend de nouvelles formes pour répondre aux nouvelles situations et pour faire avec les défis du monde d’aujourd’hui ». L’essentiel est donc devant nous. « Ne nous berçons pas d’illusions », faisons confiance au saint Esprit et portons le témoignage chrétien au cœur d’un monde qui est si fracturé, car « l’Église n’existe pas pour elle-même ».

Des représentants des organisations mondiales évangélique et pentecôtiste sont invités à cette session du Comité central du Conseil œcuménique des Églises. Et après la visite aujourd’hui du patriarche Bartholomée, primat orthodoxe, le Comité central accueillera jeudi le pape François. Plus qu’au carré, c’est un œcuménisme en 3D. 

Laurent Schlumberger,
pasteur de l’EPUdF,
membre du comité central du COE