lundi 15 mai 2017

Temps de prière et de Sainte Cène

Danseuses pendant un temps de prière du matin
Comme dans toute assemblée, nous entendons des rapports, des exposés divers et variés. Mais ce qui est, peut-être, le plus important, est la place que tient la prière. Le matin, à midi, le soir et au début de chaque réunion du groupe village pendant laquelle nous discutons du thème du jour.

Les prières du matin et du soir nous font vivre des liturgies qui peuvent, parfois, nous étonner tant il y a, à la fois, de solennité et de simplicité. La Parole de Dieu est lue mais aussi jouée comme une pièce de théâtre ou dansée. Ainsi, ce ne sont pas seulement nos oreilles qui sont mises à contribution, nos yeux le sont également. Cela nous permet de méditer autrement la Parole de notre Seigneur.

Et que dire des liturgies de Sainte Cène !  A Paris, dans l'Inspection luthérienne, nous sommes attachés à une forme liturgique rigoureuse qui ne laisse pas toujours la place à l'imprévu. Là, à Windhoek, pendant l'assemblée, je découvre que la liturgie luthérienne portée par la Fédération n'est pas sclérosée mais qu'elle se vit dans une vraie liberté. Certes, les éléments essentiels sont là : épiclèse, anamnèse, paroles d'institution mais pas toujours à la même place.

(c) LWF/FLM
Pendant cette assemblée, je découvre que mon expression de foi liturgique est multiple et diverse et qu'il ne m'est pas possible de l'emprisonner dans telle ou telle forme. Je ne peux pas dire : cela est vraiment luthérien et cela non.

Tout cela me rappelle que le Réformateur nous invite à être libres par rapport aux formes liturgiques car l'essentiel est que lorsque la communauté se rassemble, elle puisse entendre la proclamation de la Parole de Dieu qui nous rappelle que nous sommes libérés par la grâce. Ne soyons donc pas prisonniers de formes liturgiques que nous dirions vraies parce que nous les vivons depuis de nombreuses générations !

Jean-Frédéric Patrzynski

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